Présentation de l’Institut d’Optique

L’institut d’Optique Graduate School (IOGS) est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche spécialisé dans le domaine de la photonique. On y aborde des thèmes tels que les lasers, l’optique instrumentale, la biophotonique etc.

L’Institut fête son centenaire puisque sa création remonte à 1917. A cette époque, il est situé à Paris et ce n’est qu’à partir de 1967 qu’il s’exporte en banlieue, plus précisément à Orsay (Essonne). En 2003, une deuxième antenne de l’Institut est ouverte à Saint-Etienne, puis en 2006, un troisième campus est installé à Bordeaux. C’est cette même année que la branche située à Orsay déménage sur le plateau de Saclay et que l’école prend le nom d’Institut d’Optique Graduate School. On pourra noter que malgré ce changement de dénomination, encore beaucoup de gens utilisent le terme SupOptique (« diminutif » de Ecole Supérieur d’Optique, ancien nom de l’école).
Chaque campus de l’école est spécialisé dans un domaine en rapport avec la photonique.

  • Sur le campus de Palaiseau, les étudiants peuvent étudier les domaines de l’interaction lumière-matière, la science du signal et de l’image, les nanosciences ou encore l’ingénierie photonique.
  • Sur le campus de Bordeaux les enseignements proposés concernent les domaines de la photonique et du numérique, de la réalité virtuelle ou encore de la modélisation physique.
  • Sur le campus de Saint-Etienne, les thématiques portent sur l’éclairage et l’énergie.

De plus, les trois sites disposent d’un laboratoire de recherche dont les travaux portent sur les enseignements abordés sur le site en question. De ce fait, les étudiants de l’école peuvent profiter d’une forte proximité avec le monde de la recherche et se familiariser très vite avec celui-ci. On pourra noter que 35% des diplômés poursuivent en thèse après leur cursus d’ingénieur.

En plus d’un vaste choix d’enseignements, les élèves de l’IOGS ont la possibilité d’organiser leur cursus de trois manières différentes. Les étudiants ayant envie de découvrir le monde du travail dès la première année d’étude au sein de l’école, peuvent suivre la filière CFA. Pour ceux qui rêvent de fonder leur propre entreprise, il y a la filière innovation entrepreneur (FIE). Et bien sur, ceux qui ont envie de suivre un cursus académique classique peuvent s’orienter vers la filière classique. De plus, l’IOGS offre également de nombreuses opportunités de Double-Diplôme, que ce soit en France ou à l’étranger. Ainsi, grâce cette pluralité dans le choix des enseignements et des filières, très peu d’élèves sortent diplômés de l’école avec le même profil.

 

Apprentissage (CFA)

Cette filière a été créée à l’Institut d’Optique en 1997, cela fait plus de 15 ans que chaque année des étudiants sont recrutés par de grandes entreprises telles que le CEA, Thales, le CNES, Renault etc.

Les apprentis suivent le même cursus que ceux qui sont en filière classique tout en ayant des périodes régulières où ils viennent en entreprise pour se former au métier d’ingénieur. Ils sont donc complétement intégrés dans leur promotion, ils suivent les mêmes cours, ont les mêmes examens que tous les autres. La différences vient du fait qu’ils sont en entreprise au moment des vacances scolaires et lors des semaines banalisées où les autres étudiants sont en projet ou en stage.

De plus, ils obtiennent le statut de salarié et sont donc payés en moyenne 1000 euros chaque mois ce qui n’est pas négligeable pour un étudiant. Comme tout salarié, l’apprenti cumule ses congés qu’il pose en période d’entreprise, il a accès comme tout autre salarié de l’entreprise à tous les avantages de l’entreprise.

Si tu es intéressé(e), il faudra se décider vite : La période de recrutement se fait très rapidement (entre fin septembre et début octobre pour les admis sur concours national et dans le courant de l’été pour les Admis Sur Titre).

Il sera nécessaire de rédiger ton CV et une lettre de motivation par entreprise, les entretiens se dérouleront dans les locaux mêmes de l’Institut.

 

FIE : Filière Innovation Entrepreneur

FIE 1A

Qu’est ce que c’est ?

Anciennement YEP (Young Entreprise Project), la FIE 1A est une filière qui a pour but de faire découvrir aux étudiants de première année l’entrepreneuriat. Ce parcours se distingue complètement du parcours FIE de deuxième et troisième année. En effet, en première année, dans le cadre de l’association EPA (Entreprendre pour Apprendre), à partir d’un projet qu’ils ont choisi, les étudiants créent une start-up, à laquelle ils donnent entièrement vie. Ils découvrent et effectuent ainsi toutes les démarches nécessaires à la création d’une entreprise, allant de la naissance d’un projet, en passant par l’étude de marché, la création de leur start-up, et la commercialisation de leur produit, ceci sous couvert d’EPA.

Déroulement de l’année

Cette première approche de l’entrepreneuriat constitue un volume horaire d’une centaine d’heures qui vient s’ajouter à la formation commune à tous les étudiants de première année.
L’année d’un élève FIE peut être divisée en quatre étapes : création du groupe et recherche d’un projet, étude de marché, élaboration du prototype et stratégies de communication et de vente, création de la start-up et vente. Ces étapes donnent lieu à quatre présentations orales sur l’avancement du projet. L’étudiant participe aussi à quelques journées entrepreneuriales organisées par la PEIPS (Pôle Entrepreneuriat Etudiant Paris Saclay), et confronte son projet à ceux des écoles voisines.
Afin de mener à bien leurs projets, les élèves entrepreneurs ont accès à des lieux dédiés à l’innovation et l’entrepreneuriat comme le 503, et sont suivis par des personnes extérieures à l’Institut d’Optique.

Qu’est ce que cela apporte ?

Cette filière permet de découvrir le monde de l’entreprise et de développer des qualités entrepreneuriales telles que l’esprit d’équipe, le sens des responsabilités, la créativité, la communication… par la mise en situation réelle.

epa

plateau

 

503

FIE 2A & 3A

Qu’est-ce que c’est ?

La filière FIE en deuxième et troisième année a pour but de former des élèves ingénieur-entrepreneurs par le concret. Les étudiants se retrouvent aux commandes de projets d’entreprises technologiques à forte valeur ajoutée, et les transforment en activité économique. Ces projets viennent de sources diverses : apporteurs d’idées, collection d’idées de laboratoires et entreprises… Les étudiants, une fois l’idée apportée, tout au long de leur deuxième et troisième année, créent un projet d’entreprise qui pourra donner naissance à une start-up et un produit.

Déroulement des deux années

La FIE est accessible sur tous les sites (Bordeaux, Saint-Etienne, Palaiseau) et un volume horaire de 450 heures lui est dédié.
Les élèves évoluent dans un environnement stimulant qui est le centre d’entrepreneuriat technologique du 503, et sont encadrés suivant le modèle du compagnonnage.
La confrontation avec le terrain (client, salons, partenaires…) et avec des professionnels (entrepreneurs, investisseurs…) leur permet d’acquérir les compétences nécessaires à tout ingénieur-entrepreneur. Les deux années, indissociables, sont organisées comme ci-dessous.

 

La FIE en chiffres :

Depuis 2008 :

  • 9 créations d’entreprises (CA cumulé : >2M€)

Dont 7 technologiques, 6 dans le domaine de la photonique

  • > 60 emplois créés
  • 31 prix, lauréats de compétitions entrepreneuriales (dont 4 nationales en catégories émergence et 4 en création-développement)
  • Parmi 76 diplômés
    • 18 (24%) sont entrepreneurs aujourd’hui
    • plusieurs travaillent dans des start-ups en France ou à l’étranger (développement de filiale, de nouveaux produits…)
    • une maturité reconnue et recherchée par les employeurs

Le Projet L@b

Parmi les projets d’ouverture proposés par l’Institut (petit rappel : 50% de l’UE Sciences Humaines et Sociales), il existe un projet pas comme les autres… Le projet L@b vous offre en effet l’opportunité de vous immergez une fois par semaine dans le monde fascinant et mystérieux de la recherche, sous la tutelle de chercheurs du Laboratoire Charles Fabry !

Cette expérience très enrichissante est plutôt convoité parmi les Supop : en théorie, seulement 8 places sont disponibles (donc 4 binômes) ! Cette année, il a même fallu passer des entretiens avec les chercheurs, qui ont sélectionné les plus motivés d’entre nous. Mais rassurez-vous, pas d’examens supplémentaires en vue : juste un petit entretien, comme une discussion entre collègues, un « échange préparé ». Pour ceux qui n’ont pas été retenus, pas de souci ! Le stage de fin de première année (un mois environ) est aussi une excellente occasion d’aller travailler dans un labo. Les différentes équipes du laboratoire Charles Fabry accueillent tous les ans des stagiaires 1A avec plaisir !

 

Cette année, 5 groupes de recherche du Laboratoire Charles Fabry ont fait une proposition de projet :

 

 

Sujets L@B 2014- 2015:

 

lab1

 

n°1: groupe Optique XUV et Surfaces Optiques – sujet: Préparation de la fabrication d’une microscope XUV, en étudiant la faisabilité de la fabrication et de la tenue du miroir secondaire, avec des simulations et des petites manips.

 lab2

 

n°2: groupe Optique Quantique – sujet: Développement d’un obturateur optique submilliseconde

lab3

n°3: groupe Optique Atomique – sujet: Asservissement d’intensité d’une diode laser pour le refroidissement de gaz atomiques

lab4

n°4: groupe Lasersujet: Stabilisation en fréquence d’un laser à semi-conducteur pompé optiquement

lab5

n°5: groupe Système d’imagerie et Physique des images – sujet: Installation et test d’un banc expérimental pour l’optique adaptative

 

 

Plus d’infos sur les labos ici !

Le projet se conclut sur soutenance orale par binôme, composée d’une présentation de 10 minutes suivie par des questions/discussion pendant 5 minutes. Lors de cette soutenance, on abordera notamment les points suivants :

– présentation de l’équipe de recherche

– présentation et mise dans le contexte actuel des axes de recherche de l’équipe

– description du contenu de votre activité dans l’équipe (sujet du projet, votre contribution, résultats éventuels)

– impressions/réflexions sur votre expérience

 

 

Quelques témoignages d’élèves ayant choisis le projet L@b :
– Hugo Trentesaux et Tiphaine Berberian pour le groupe Laser

 

Sujet : Caractérisation et évaluation d’un laser à semi-conducteur pompé optiquement

Présentation : Notre but est de reprendre un laser déjà construit que l’on aligne pour le faire « laser », on l’optimise en puissance et après on vérifie qu’il est accordable en longueur d’onde. Une fois ceci effectué on l’asservi en fréquence sur une référence. Application potentielle : Une telle source laser serait utile pour une horloge atomique.
Ce que j’en pense : Projet très intéressant pour commencer à manipuler des lasers et comprendre leur fonctionnement. Très bonne entrée en matière dans le domaine de la recherche sur les lasers.

 

Ce que ce projet m’a apporté : Permet de découvrir comment on travaille dans un laboratoire : il faut savoir être polyvalent même si l’on pense travailler dans un domaine précis, savoir réagir rapidement à une situation, prendre des décisions car les expériences ne se déroulent pas toujours comme prévu. Une bonne compréhension de concepts fondamentaux, des savoirs faire dans des domaines inattendus (électronique, particulièrement).

 

– Baptiste Vindolet et Pauline Berjaud pour le groupe Physique des images

Sujet : Installation et test d’un banc expérimental pour l’optique adaptative.
On simule une étoile avec un laser, puis on simule des perturbations atmosphérique avec un écran de phase. A l’aide d’un miroir déformable, on essaye de corriger au mieux l’image de l’étoile observée à travers les perturbations. Concrètement, ce banc permet de tester des méthodes qui seront après appliquée à plus grande échelle sur des télescope (dans notre cas, on étudie un télescope aux Canaries). On a une partie manip expérimentale sur le banc et aussi une partie informatique (matlab …). Notre projet fait appel à des notions de cours qu’on verra plutôt en 2A, ce qui nous permet d’en avoir un bon aperçu.

 

Double-diplôme avec la L3 de Physique Fondamentale de l’Université Paris Sud

  L32Chaque année en 1ère année une trentaine d’élèves Supopticien(nes) décident de faire le double diplôme de Physique Fondamentale de Université Paris-Sud. Ce double diplôme est un excellent moyen d’approfondir vos connaissances générales en Physique ! Les cours dispensés à l’Université permettent d’acquérir des connaissances en Physique qui ne font parties des enseignements dispensés à Supoptique. Ce double diplôme vous donne des outils importants si vous voulez poursuivre une carrière scientifique. Obtenir ce diplôme c’est aussi obtenir un diplôme reconnu à l’étranger ( le diplôme d’ingénieur étant une spécificité française ) !

Organisation des cours à l’université Paris Sud

Au 1er semestre : Début des cours : fin septembre.

  • 2 h de cours de Mécanique Analytique : le mardi de 18h à 20h ou le Jeudi de 16h à 20h.

  • 2h de cours de Mécanique quantique : le jeudi de 18h15 à 20h15 le jeudi.

Au 2nd semestre :

  • 2h de cours de Relativité Restreinte ( en anglais ) : le mardi de 18h00 à 20h00.

  • 2h de cours de Physique Statistique.

  • 2h de cours de Mécanique quantique : le jeudi de 18h15 à 20h15.

Les TP obligatoires

Deux TP « hyperfréquence » sont obligatoires pour valider la L3 de Physique Fondamentale. Le premier a lieu au mois de décembre ou janvier, le second a lieu en février ou en mars. Vous serez convoqué par mail. Pour information ces TP se déroulent de 18h00 à 22h00 ! Heureusement il n’ y en a que deux dans l’année !

Options : En plus des cours de Physique fondamentale , vous avez la possibilité de suivre des cours optionnels. Ces derniers ont lieu le jeudi de 13h30 à 15h30.

Voici la liste des cours optionnels :

  • Vulgarisation en Physique(Semestre 1)
  • Chimie organique (Semestre 1)
  • Introduction à la biologie(Semestre 1)
  • Histoire des Sciences (Semestre 1)
  • Physics of Biological Systems(Semestre 2)
  • Astrophysique (Semestre 2)
  • Géophysique (Semestre 2)

Les partiels et les examens.

  • Fin octobre  : partiels de mécanique quantique I et mécanique analytique 

  • Début janvier  : mécanique quantique I et mécanique analytique.

  • Fin mars : examen de mécanique quantique II , partiel de Relativité I , examen de Physique statistique I et partiel de Physique statistique II

  • Début mai : examen de Relativité, examen de Physique statistique II

Les notes : la présence aux partiels n’est pas obligatoire mais elle est obligatoire aux examens.

  • Si vous passez le partiel et l’examen d’un même enseignement : la note finale obtenue pour cette enseignement sera la moyenne de la note obtenue au partiel et de la note obtenue à l’examen.

  • Si vous ne passez que l’examen d’un enseignement : la note finale obtenue sera celle de obtenue à l’examen

Pour obtenir sa L3 de Physique Fondamentale il est nécessaire de valider un certains nombre d’ECTS pour l’enseignement délivré à Orsay mais aussi pour l’enseignement délivré à Supoptique.

Les rattrapages : Il existe une 2e session d’examens qui permet de valider les UE non validés à l’issue de la première session. Celle-ci a lieu fin aout.

Resultats de l’IOGS  :

Chaque année la grande majorité des élèves parviennent à obtenir le diplôme de la licence 3 de Physique Fondamentale. Après avoir validé la L3 de Physique Fondamentale, vous avez la possibilité de poursuivre cette formation en physique fondamentale en Master 1.

L31

Résultats de l’IOGS en 2013-2014

Comment intégrer l’école ?

Pour intégrer l’école, il y a deux options :

  • En passant le concours Centrale-Supélec ou banque PT, pour les élèves issues de classe prépa (CPGE).
  • En admission sur titre pour les élèves issus de BTS, de la fac, etc.

Liens utiles

Le site officiel de l’Institut d’Optique Graduate School et le site du réseau Paris tech sont là pour vous renseigner sur l’école.

Vous pouvez consulter la plaquette de présentation de l’école ici

Pour les dernières nouvelles sur l’école et le monde de la photonique, allez voir le compte twitter de l’école et sa page facebook.

Tous les cours sont à disposition sur libres-savoirs.